Challenge Dixmude à Toulon : première présence partenaire auprès du BFM Détroyat
À Toulon, au sein du Bataillon de fusiliers marins Détroyat, le Challenge Dixmude s’est tenu en ce début d’année scolaire. Pour l’unité, c’est un rendez-vous inscrit dans le rythme de vie militaire. Pour nous, il s’agissait d’une première présence en tant que partenaire, au plus près d’un environnement jusqu’ici observé à distance.
Notre participation n’avait rien d’une opération de communication. Elle s’est faite sans mise en scène, dans une approche volontairement discrète. Être présents, comprendre les usages, observer les interactions, mesurer les attentes. Prendre le temps de regarder avant de parler.
Un cadre structurant, hérité de l’histoire
Le Challenge Dixmude s’inscrit dans une tradition forte chez les fusiliers marins. La référence à Dixmude 1914 est présente sans être appuyée. À l’époque, des fusiliers marins français tiennent la ville face à l’avancée allemande, au prix de pertes très lourdes, afin de ralentir l’ennemi. Cet épisode fondateur reste un point de repère plus qu’un récit.
Sur le terrain, le cadre est clair. Les consignes sont appliquées avec rigueur, l’engagement est constant, la place de chacun s’inscrit dans celle du groupe. L’individuel s’efface au profit de l’ensemble, sans mise en avant inutile.
Certaines valeurs apparaissent d’elles-mêmes : la cohésion, la discipline, la tenue dans la durée. Elles se lisent dans les attitudes, les regards, la concentration. Le challenge ne cherche pas à impressionner. Il pose un cadre exigeant, fidèle à l’histoire qu’il évoque, et laisse les marins s’y mesurer.
Une présence partenaire assumée, sans posture
Dans ce contexte, notre rôle est resté en retrait. Une présence respectueuse d’un cadre qui n’est pas encore le nôtre. Pas de discours, pas d’affichage, pas de volonté d’occuper l’espace. Simplement une participation fonctionnelle, professionnelle, à hauteur d’homme.
Cette première collaboration avec les fusiliers marins marque néanmoins une étape. Elle s’inscrit dans une relation construite progressivement, au fil des échanges et des discussions concrètes. Ici, la crédibilité ne se décrète pas. Elle se construit dans le temps, souvent sans bruit.
Une première, pas une dernière
Cette présence auprès du BFM Détroyat n’a pas vocation à rester isolée. Elle s’inscrit dans une dynamique de continuité, loin des effets d’annonce. Travailler avec les marins implique d’accepter leur tempo, leur exigence et leur culture de la discrétion.
Ce premier pas n’était ni symbolique ni anodin. Il ouvre une relation appelée à évoluer, à se structurer dans la durée. Un partenariat qui se construit en souplesse, dans le réel, et qui, précisément pour cette raison, a vocation à s’inscrire dans le temps.